Une rente n'a pas de nationalité
Lecture critique de l'étude Asterès-Cigref de mai 2026
L'étude De la dépendance technologique à la captation économique publiée en mai 2026 par Asterès pour le Cigref¹ documente un phénomène : les prix du cloud-logiciel grimpent depuis plusieurs années bien au-delà de l'inflation, portés par une concurrence faible. Le diagnostic est sérieux. Mais le cadre, une fuite de valeur européenne à laquelle on opposerait une substitution souveraine, diverge du mécanisme que l'étude décrit elle-même. Sans être économiste, on peut tout de même confronter les chiffres de l'étude à la littérature publique et aux observations de marché.
I. Ce que dit l'étude, et où elle est vulnérable
Ce qu'elle dit
L'étude estime à 400 Md€ les dépenses annuelles européennes en services de cloud-logiciel, dont 264 Md€ bénéficiant à l'économie américaine. Elle observe, par enquête auprès de 54 directeurs du numérique européens, une inflation tarifaire moyenne de 8,7 % par an sur les trois dernières années, et l'anticipe à +12 % par an sur les cinq prochaines. À volume constant, elle projette un surcoût annuel moyen de 140 Md€ sur la période 2026-2030, dont 93 Md€ quitteraient l'économie européenne et 65 Md€ produiraient un effet d'éviction sur d'autres dépenses. En modélisant les effets en cascade, elle évalue la perte totale à 205 Md€ de chiffre d'affaires, 107 Md€ de valeur ajoutée (0,6 point de PIB) et 1,4 million d'emplois à horizon 2030.
Plusieurs limites sont assumées : biais d'auto-sélection, sous-représentation sectorielle, extrapolation à partir d'un échantillon principalement franco-belgo-néerlandais. La conclusion présente en outre plusieurs scénarios alternatifs qui peuvent atténuer la trajectoire centrale. Ces qualités méthodologiques restent rares dans ce type de production.
D'où viennent ces chiffres
On distingue trois strates. La base 400/264 Md€ reprend telle quelle la précédente étude Asterès pour le Cigref d'avril 2025², elle-même construite par extrapolation à partir de six entretiens. L'agrégat 140 / 107 Md€ / 1,4 M emplois sort d'une cascade de dérivations à partir de paramètres en partie hérités (la clé de réinvestissement européen de 34 % vient de l'étude précédente) et d'une projection linéaire de l'accélération du taux d'inflation observée entre deux enquêtes (5,8 % → 8,7 %). La partie qualitative de la nouvelle enquête, sur les perceptions, la soutenabilité et les pratiques perçues, est, elle, neuve, et c'est là que l'étude apporte le plus.
Distinguer ces strates importe : les chiffres-chocs du livrable sont, pour l'essentiel, des sorties de modèle reposant sur des paramètres hérités, et non des mesures.
Trois fragilités méthodologiques
Trois faiblesses se démontrent avec l'étude elle-même, sans avoir besoin d'aucune contre-source.
Le chiffre central est la pire trajectoire envisagée par l'étude. Sa section 5.3 montre qu'un gain de productivité IA de 0,8 % par an, l'équivalent de deux jours de travail annuels, suffirait à annuler les 140 Md€ de surcoût. Dans sa propre enquête, 56 % des répondants déclarent percevoir un gain (mesurable ou non) lié aux fonctionnalités d'intelligence artificielle. Le scénario alarmiste reflète un choix de cadrage parmi plusieurs trajectoires que l'étude trace.
Le compteur ne tourne ensuite que dans un sens. Les 107 Md€ et 1,4 million d'emplois résultent d'une modélisation des effets en cascade de l'éviction, c'est-à-dire des dépenses non réalisées. À aucun moment l'étude ne modélise les effets en cascade positifs des dépenses qui sont réalisées : les gains de productivité que l'outil acheté produit chez l'acheteur. C'est précisément l'objection que plusieurs économistes du numérique formulent de longue date aux études qui traitent les achats de technologie comme un coût net. Un même flux peut être un coût comptable et un investissement productif. L'étude prend rigoureusement le premier côté et laisse l'autre dans l'angle mort.
Enfin, la projection à +12 %/an composée sur cinq ans suppose que les fournisseurs poussent leur extraction au-delà du point que 71 % de leurs clients déclarent déjà non soutenable, c'est-à-dire qu'ils agissent contre leur propre intérêt. La théorie économique de l'extraction de rente prédit une convergence vers le maximum soutenable, pas une divergence, sauf si le verrouillage déforme la rationalité d'arbitrage du client (auquel cas on a changé de sujet).
Ce que l'étude apporte malgré tout
Sa partie qualitative documente, avec netteté, plusieurs dimensions importantes. Le palmarès des pratiques perçues comme abusives place le vendor lock-in en tête (40 %), suivi de l'IA by-design (32 %), de l'obsolescence programmée (30 %) et de la bundlisation (26 %). La bascule des dépenses numériques vers une logique OPEX se fait au détriment d'investissements en capital. La perception des gains liés à l'intelligence artificielle reste mitigée : 23 % de gains mesurables, 25 % d'effets négatifs ou redondants, 93 % jugeant les hausses injustifiées au regard des gains constatés. Ces observations documentent un mécanisme, le pouvoir de marché exercé par quelques fournisseurs, bien davantage qu'une géographie.
II. Ce qu'en disent les sources tierces
L'oligopole et ses coûts de basculement
Ce que mesure l'étude porte un nom, la rente d'oligopole, et fait l'objet d'une littérature économique abondante depuis les années 1980. L'étude cite d'ailleurs elle-même l'article de référence sur les coûts de basculement, signé Paul Klemperer en 1987. L'idée centrale est simple : lorsque quelques fournisseurs détiennent l'essentiel d'un marché et que les clients ne peuvent en changer qu'à un coût élevé, la concurrence cesse de discipliner les prix. Le coût de sortie devient la borne de la rente extractible. C'est l'objet de quarante années de travaux en économie industrielle, depuis Baumol-Panzar-Willig sur la contestabilité des marchés jusqu'à Jean Tirole, prix Nobel 2014, sur les plateformes bifaces.
Les plateformes numériques aggravent ce phénomène par leurs caractéristiques propres : effets de réseau, données accumulées comme barrière à l'entrée, intégration verticale entre infrastructure, plateforme et applicatif. L'intelligence artificielle y ajoute désormais sa couche : verrouillage par les données d'entraînement, dépendance aux capacités de calcul concentrées, ticket d'entrée capex pour les modèles de pointe. Ces mécanismes s'activent sur le marché en temps réel.
Trois preuves de marché récentes
Trois cas documentés illustrent le mécanisme avec une netteté que l'étude n'utilise pas pleinement.
Broadcom-VMware. Après le rachat fin 2023, Broadcom a mis fin aux licences perpétuelles, regroupé son catalogue en quelques packs et augmenté les tarifs de 40 % à plus de 100 % selon les cas. L'enquête CloudBolt de janvier 2026³ (302 décideurs IT, entreprises de 1 000 employés et plus) montre que 14 % des clients ont subi un doublement de leur facture alors que 73 % l'anticipaient. Plus saisissant : 86 % des organisations réduisent activement leur empreinte VMware, mais seuls 2 % ont migré 75 % de leur environnement. L'exode redouté n'a pas eu lieu : les coûts de sortie l'ont empêché. La rente, elle, s'est bien installée : la marge opérationnelle de la division infrastructure software de Broadcom est passée de 13-22 % avant rachat à 77 % aujourd'hui. C'est la démonstration empirique propre du mécanisme. Et accessoirement, une opération que la Commission européenne a elle-même autorisée en juillet 2023⁴.
Microsoft 365 Copilot. Entre octobre 2024 (marchés-test, dont l'Australie) et début 2025 (rollout étendu), Microsoft a bundlé Copilot dans ses plans Microsoft 365 grand public, avec une hausse comprise entre 29 % et 46 % selon les marchés concernés⁵. L'option « Classic » sans Copilot, moins chère, n'apparaissait qu'au cours de la procédure d'annulation. L'autorité australienne de la concurrence (ACCC) a engagé des poursuites en octobre 2025 pour pratique trompeuse, conduisant Microsoft à présenter des excuses publiques et à rembourser 2,7 millions d'abonnés⁶. En parallèle, Gartner observe que seules 5 % des organisations sont passées du pilote à un déploiement à grande échelle⁷ ; la confiance des utilisateurs dans la précision des réponses reste dégradée (−19,8 selon Recon Analytics, janvier 2026)⁸ ; et Microsoft a livré en avril 2026 une politique de groupe pour désinstaller Copilot à l'échelle de l'entreprise⁹. Le mécanisme inflationniste fonctionne à court terme ; sa pérennité repose sur une valeur perçue qui reste absente.
Google Workspace et Gemini. La même semaine de janvier 2025, Google a supprimé ses add-ons Gemini autonomes, intégré l'IA dans tous les tiers payants de Workspace, et relevé les prix de 17 % à 22 % sur l'ensemble de la gamme¹⁰. Même méthode que Microsoft. Le marché est peu concurrentiel ; les leaders alignent leurs grilles tarifaires.
Le trompe-l'œil géographique, et la rente que l'Europe s'inflige
L'étude présente son chiffrage comme une fuite de valeur européenne. Les faits publics suggèrent une lecture différente. Microsoft 365 Copilot Enterprise est facturé 30 $/utilisateur/mois partout. Microsoft a appliqué ces hausses sur ses marchés d'Amérique du Nord, d'Asie-Pacifique et d'Europe, à des taux du même ordre. Google a relevé Workspace de manière uniforme sur toutes les géographies. Les contentieux que ces pratiques ont déclenchés viennent de régulateurs différents (ACCC australienne, CMA britannique, Autorité de la concurrence française, Commission européenne, recours collectifs aux États-Unis) qui poursuivent les mêmes pratiques au nom des mêmes clients lésés. Si la captation était spécifiquement européenne, on ne verrait pas l'ACCC poursuivre Microsoft pour 2,7 millions d'Australiens.
Ce que l'étude appelle « captation économique européenne » est majoritairement une rente d'oligopole industrielle qui s'exerce à grille tarifaire unique sur l'ensemble des clients de la planète. Le flux relie utilisateurs et plateformes, à travers tous les continents. La géographie résulte du phénomène. Tant qu'on inverse cette relation, on cherche le remède au mauvais endroit.
Cette lecture laisse pourtant intacte une vraie spécificité européenne que l'étude ne traite pas : l'Europe s'inflige à elle-même un surcoût réglementaire qui s'ajoute à la rente d'oligopole, et la double presque.
Une étude de Frey et Presidente publiée en 2024 dans une revue à comité de lecture, couvrant 61 pays, mesure l'effet du RGPD sur la performance des entreprises exposées au marché européen¹¹ : −8 % de profits en moyenne, −2 % de ventes, le canal des coûts dominant. Les entreprises technologiques perdent 2,1 % de profits, et ce sont les petites qui sont les plus touchées. Plus contre-intuitif encore : plusieurs travaux convergents¹² documentent que les coûts de mise en conformité avantagent les plateformes dominantes, accroissent la concentration sur les marchés où l'accès aux données compte, et asséchent l'investissement dans les jeunes entreprises technologiques européennes par rapport à leurs homologues américaines. Le think tank ECIPE, qu'il faut signaler comme partiellement financé par la CCIA Europe (lobby des plateformes), estime entre 0,4 % et 1,1 % du PIB européen le coût agrégé d'une localisation des données généralisée¹³, un ordre de grandeur comparable à celui que l'étude attribue à la captation tarifaire.
Le rapport Draghi¹⁴, que l'étude cite par ailleurs comme autorité sur la productivité, est explicite sur ce point : plus de 60 % des entreprises européennes considèrent la réglementation comme un obstacle à l'investissement, 55 % des PME en font leur principal défi, et Draghi nomme le RGPD comme l'un des trois exemples d'obstacles réglementaires. La CISPE elle-même¹⁵, lobby des fournisseurs cloud européens et partenaire de longue date du Cigref, déclare que ses membres détournent jusqu'à 10 % de leurs revenus pour absorber la charge réglementaire.
Le constat est inconfortable mais difficile à esquiver. La part spécifiquement européenne de la captation tarifaire dénoncée par l'étude (celle qui ne s'exerce pas à grille tarifaire unique sur tous les clients de la planète) provient d'un surcoût réglementaire d'un ordre de grandeur comparable à la rente d'oligopole que l'étude chiffre, et qui paradoxalement renforce la position des plateformes dominantes qu'elle appelle à concurrencer. L'Europe subit la rente d'oligopole et finance, en plus, à ses propres frais, une partie des barrières à l'entrée qui la consolident.
Contestabilité plutôt que substitution
Si le diagnostic est celui d'une rente d'oligopole verrouillée par des coûts de sortie, le remède économiquement fondé porte un nom chez les économistes : la contestabilité du marché. L'idée, déjà ancienne, est qu'un marché peut se comporter de façon quasi-concurrentielle même avec peu d'acteurs si l'entrée et la sortie sont peu coûteuses (Baumol-Panzar-Willig l'ont formalisée dès 1982 ; Tirole l'a appliquée aux plateformes plus récemment). La rente extractible se réduit à mesure que la menace de basculement devient crédible. Substituer un oligopole étranger par un oligopole sponsorisé localement déplace le rentier sans toucher à la rente, parce que le prix s'aligne au même niveau tant que la structure d'extraction reste identique. Une rente n'a pas de nationalité.
C'est précisément la ligne que portent les régulateurs européens à travers le Digital Markets Act et le Data Act (dont l'article 25 organise la suppression progressive des frais de bascule entre fournisseurs)¹⁶, et leurs homologues britannique (enquête CMA sur le cloud)¹⁷, américain et australien : portabilité des données, interopérabilité, réversibilité contractuelle, interdiction effective des frais de sortie. Au-delà de la technique juridique, ces dispositions instrumentent la contestabilité au sens économique du terme. À l'échelle d'une organisation acheteuse, c'est ce qu'on appelle prosaïquement la maturité FinOps, l'architecture multi-cloud, l'abstraction des couches métier, et les clauses de réversibilité dans les contrats. À l'échelle d'un État, c'est ce que portent ces régulations.
L'intelligence artificielle aggrave ce sujet au moment précis où on l'aborde. Le verrouillage par les données d'entraînement, l'intégration verticale modèle-cloud-applicatif et le ticket d'entrée capex sur les infrastructures de calcul empilent trois couches de coût de sortie supplémentaires. La fenêtre pour instrumenter la contestabilité du marché du cloud-logiciel se referme à mesure que celle de l'intelligence artificielle s'ouvre, alors que la valeur productive de cette dernière reste à démontrer.
Une cohérence à retrouver
Le Cigref connaît bien ce remède. Il l'a porté dans plusieurs combats récents : la mobilisation collective européenne contre les pratiques de Broadcom-VMware, les alertes répétées sur les frais de sortie cloud, la participation active aux travaux européens sur l'interopérabilité. En parallèle de l'étude de mai 2026, l'institution qui la commande porte donc une ligne d'action parfaitement compatible avec le diagnostic d'oligopole-verrouillé-par-coûts-de-sortie posé ici.
L'écart entre cette ligne d'action et le cadre de l'étude mérite une question.
Et donc, la question qui reste.
Si ce phénomène est mondial et relève du pouvoir de marché, et si le remède de premier rang est la contestabilité (celle que les saisines réclament déjà), où se loge la valeur ajoutée d'un débat cadré sur la fuite européenne, plutôt que sur la friction de basculement, sur la portabilité effective, et sur le coût comparé des deux rentes : celle qu'on subit et celle qu'on s'inflige ?
Références
¹ Asterès, De la dépendance technologique à la captation économique : ce que les hausses tarifaires du cloud-logiciel coûtent à l'Europe, étude commandée par le Cigref, mai 2026. https://www.cigref.fr/de-la-dependance-technologique-a-la-captation-economique-ce-que-les-hausses-tarifaires-du-cloud-logiciel-coutent-a-leurope
² Asterès, La dépendance technologique aux softwares & cloud services américains : une estimation des conséquences économiques en Europe, étude commandée par le Cigref, avril 2025. https://asteres.fr/etude/la-dependance-technologique-aux-softwares-cloud-services-americains-une-estimation-des-consequences-economiques-en-europe/
³ CloudBolt Industry Insights, The Mass Exodus That Never Was: The Squeeze Is Just Beginning, enquête auprès de 302 décideurs IT, janvier 2026. https://www.cloudbolt.io/industry-research/cii-the-mass-exodus-that-never-was/
⁴ Commission européenne, décision d'autorisation conditionnelle du rachat de VMware par Broadcom (affaire M.10806), 12 juillet 2023. https://competition-cases.ec.europa.eu/cases/M.10806
⁵ Bundling de Copilot dans Microsoft 365 et hausses tarifaires correspondantes — IT Pro, Microsoft 365 price hikes have landed the tech giant in hot water, octobre 2025. https://www.itpro.com/software/microsoft-365-price-hikes-have-landed-the-tech-giant-in-hot-water
⁶ Australian Competition and Consumer Commission (ACCC), action en justice contre Microsoft pour pratique trompeuse — Computerworld, Microsoft issues apology for misleading Microsoft 365 pricing plans, 6 novembre 2025. https://www.computerworld.com/article/4085852/microsoft-issues-apology-for-misleading-microsoft-365-pricing-plans.html
⁷ Gartner, Key Insights From the 2025 Microsoft 365 and Copilot Survey — synthèse également relayée par Xenoss, Microsoft Copilot in enterprise: Limitations and best practices. https://xenoss.io/blog/microsoft-copilot-enterprise-limitations
⁸ Recon Analytics, AI Choice 2026: Why Licenses Don't Equal Adoption, étude basée sur 150 000+ utilisateurs américains, février 2026. https://www.reconanalytics.com/ai-choice-2026-why-licenses-dont-equal-adoption/
⁹ Microsoft, politique de groupe RemoveMicrosoftCopilotApp, déploiement entreprise d'avril 2026 — BleepingComputer, Microsoft now lets admins uninstall Copilot on enterprise devices, 24 avril 2026. https://www.bleepingcomputer.com/news/microsoft/microsoft-now-lets-admins-uninstall-copilot-on-enterprise-devices/
¹⁰ Bundling de Gemini dans Google Workspace et hausses tarifaires associées : annonce officielle Google, Google Workspace enables the future of AI-powered work for every business, 15 janvier 2025. https://workspace.google.com/blog/product-announcements/empowering-businesses-with-ai
¹¹ Carl Benedikt Frey et Giorgio Presidente, Privacy Regulation and Firm Performance: Estimating the GDPR Effect Globally, Economic Inquiry, vol. 62(3), 2024, p. 1074-1089. https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/ecin.13213
¹² Travaux convergents sur l'effet de concentration et d'éviction de l'investissement après le RGPD : Jian Jia, Ginger Zhe Jin et Liad Wagman, The Short-Run Effects of the General Data Protection Regulation on Technology Venture Investment, Marketing Science, vol. 40(4), 2021, p. 661-684. https://www.nber.org/papers/w25248 — Samuel G. Goldberg, Garrett A. Johnson et Scott K. Shriver, Regulating Privacy Online: An Economic Evaluation of the GDPR, American Economic Journal: Economic Policy, vol. 16(1), 2024, p. 325-358. https://www.aeaweb.org/articles?id=10.1257/pol.20210309
¹³ ECIPE (European Centre for International Political Economy), The Costs of Data Localisation: Friendly Fire on Economic Recovery (et travaux suivants). Note de provenance : ECIPE est partiellement financé par la CCIA Europe, qui représente les grandes plateformes américaines. https://ecipe.org/publications/dataloc/
¹⁴ Mario Draghi, The Future of European Competitiveness, rapport pour la Commission européenne, septembre 2024. https://commission.europa.eu/topics/competitiveness/draghi-report_en
¹⁵ CISPE (Cloud Infrastructure Services Providers in Europe), prises de position publiques sur la charge réglementaire. https://cispe.cloud/
¹⁶ Règlement (UE) 2022/1925 du 14 septembre 2022 (Digital Markets Act) ; Règlement (UE) 2023/2854 du 13 décembre 2023 (Data Act), notamment article 25 sur les conditions de bascule entre fournisseurs de services de traitement de données. https://digital-markets-act.ec.europa.eu/ ; https://digital-strategy.ec.europa.eu/en/factpages/data-act-explained
¹⁷ UK Competition and Markets Authority, Cloud services market investigation, décision finale du 31 juillet 2025 (recommandations en faveur d'investigations Strategic Market Status visant AWS et Microsoft). https://www.gov.uk/cma-cases/cloud-services-market-investigation